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En route vers la transition, le Blog

18 Feb 2021
Utilisation du A Égyptien
Utilisation du A Égyptien

Les baissières de A à Z
Partie 1 sur 2

Les baissières sont des ouvrages constitués d'un fossé à pente douce en amont d'une butte, creusés sur les courbes de niveau, permettant de stocker l'eau dans le sol, d'éviter/réduire l'arrosage des arbres plantés sur la butte et d'atténuer grandement l'érosion des sols. 

L'eau qui tombe au-dessus de la baissière se retrouve collectée dans le fossé au lieu de dévaler la pente en emportant les nutriments du sol, pour finir dans les ruisseau et in fine dans l'océan. De ce fossé, elle percole dans la butte et le sol en contrebas, petit à petit, sans faire de dégâts.

Cette technique devient nécessaire à mettre en place au vu des périodes de sécheresse de plus en plus longues dont nous sommes témoins chaque année. Elle permet de stocker l'eau sans investissement massif dans des conteneurs ayant une énergie grise très élevée, et à grande échelle, comme celle d'une vallée par exemple, les nappes phréatiques se reconstituent, les puits et sources asséchés recommencent à donner.


Cette vidéo de Geoff Lawton sur une baissière construite en 1937 dans le désert de Sonora en Arizona est très parlante : https://m.youtube.com/watch?v=1I-Et4FnEvA (plus précisément à partir de 4:10mn).

On y voit les travaux effectués à l'époque et le résultat de nos jours : une oasis en plein désert !


Ci-dessous, vous trouverez quelques images illustrant les baissières ou swales en anglais.

https://images.app.goo.gl/eqj7qHtEC8nemNSt9

(Source : https://www.permatheque.fr/2015/03/17/baissiere/)

https://www.permaculturedesign.fr/wp-content/uploads/2012/07/swale-cross-section-300x214.jpg

(Source : https://www.permaculturedesign.fr/terrassement-en-permaculture/)




Ma technique est la suivante :

1. Je choisi l'emplacement de chaque baissière. Pour ceci j'utilise les outils listés dans mon prochain article : "déterminer l'espacement entre les baissières"

2. Je commence à "piqueter", c'est-à-dire planter des piquets régulièrement sur les courbes de niveau que je détermine grâce au A Égyptien. C'est l'outil triangulaire que vous pouvez voir sur la photo illustrant cet article. On peut aussi utiliser la technique du tuyau avec l'eau ou un niveau laser, mais la simplicité et le côté low-tech me font préférer cette solution facile à mettre en oeuvre et adaptée à tous.

L'atelier Fertile propose des vidéos sur la construction (https://m.youtube.com/watch?v=7s1JuJwvIFE) et l'utilisation du A Égyptien (https://m.youtube.com/watch?v=wznigVQLul4)

3. Une fois les piquets plantés, je dispose du carton brun au sol (sans encres de couleur, sans aspect plastique, enlever le scotch s'il y en a), juste au dessus des piquets. Pourquoi donc ? Pour deux raisons principales : cela va attirer les vers de terre qui vont se régaler du "Bed & Breakfast" ainsi proposé avec l'herbe privée de soleil qui va se décomposer et l'ombre et la protection bienvenues du carton. Je me débarrasse donc du feutrage d'herbe qui est difficile à traverser pour creuser la baissière, tout en permettant aux vers de terre d'avoir le biotope parfait pour enrichir mon sol 😉

Et tant que l'herbe n'a pas disparu, je continue à piqueter le futur emplacement de mes baissières le long des courbes de niveau.

4. Lorsque l'herbe disparaît sous les cartons, je peux commencer à creuser mon fossé, non pas en forme de U aux flancs abrupts, mais plutôt avec une pente douce en amont qui se termine par une butte constituée de la terre excavée. Le fossé est creusé en amont des piquets, la butte, elle, est placée en dessous de la ligne des piquets.

5. Cette butte doit être semée, plantée d'arbres, de vivaces et mulchée ensuite très rapidement pour éviter l'érosion. Je réutilise les piquets pour marquer l'emplacement des plantations et le carton au pied des arbres (un prochain article sur mon protocole de plantations est à venir). Si je ne peux planter ou semer immédiatement, je recouvre la butte avec le carton en attendant la fin de l'automne et le moment des plantations.


Nous avons 5ha (50000m²) à replanter ainsi, cette technique nous permet d'avancer petit à petit mais aussi de pouvoir proposer des ateliers pédagogiques où nos adhérents peuvent voir et pratiquer toutes les étapes après une petite balade "plantes sauvages comestibles" lors des permanences de l'association SALTA12. (Gratuit pour les adhérents, sur réservation au 06.62.32.89.69)







19 Apr 2019

En route vers la transition, par quoi commencer ? 

Au vu de l'effondrement inexorable de notre civilisation, certains préparent leur résilience ; mais par quoi commencer tant la tâche est immense ?


Le chemin peut paraître ardu, sombre et anxiogène, surtout lorsqu'on découvre l'étendue du désastre à venir. On se retrouve devant une montagne de connaissances et compétences à acquérir qui nous dépasse et décourage souvent. 


Cependant on découvre peu à peu que chaque petit pas nous rend plus autonome, chaque victoire sur notre autonomie nous fait faire des économies, chaque économie nous permet d'investir dans plus d'autonomie... C'est donc un cercle vertueux qui se crée, où à chaque pas nous reprenons confiance en l'avenir et nos capacités de résilience et d'adaptation.


Mon premier conseil est simple et vous semblera peut-être anecdotique mais il est cependant à la racine d'une transition réussie, posez vous cette question :


Que ferais je de ma vie, de mes journées, si j'avais le choix ? Qu'est ce qui me meut ? Qui m'émeut ? Qui me fait me lever le matin avec le sourire et me donne l'impression que je suis à ma place, épanoui ?


Je ne parle pas de travail, d'activité pouvant être rémunératrice, non, je parle de ce que vous considérez comme un de ces petits ou grands bonheurs de votre quotidien, de ces moments où vous vous sentez vivants... 



Pour vous aider, voici un outil pour aborder la première étape d'une transition réussie :


Prenez un carnet, choisissez le bien car il vous accompagnera au quotidien, donc qu'il soit beau à vos yeux et facile à garder sur vous. Pour les geeks ultimes, utilisez la fonction bloc-notes de votre smartphone, en prenant soin de sauvegarder régulièrement et pourquoi pas vous mettre une alarme quotidienne car vous allez tous les soirs - et ce pendant 21 jours afin d'en installer l'habitude - faire la chose suivante :


Notez tous vos petits et grands bonheurs de la journée, au moins trois chaque soir. 


Ce faisant, vous allez vous "muscler le bonheur". En effet, en tant qu'homo-sapiens nous sommes conditionnés à ne nous rappeler que du danger, du négatif, et ce pour une question de survie ; cette habitude est ancrée fermement dans nos synapses, comme une autoroute qui nous mène toujours au même endroit. En activant chaque soir l'habitude de vous remémorer les belles choses que vous avez vécues dans la journée, vous créez de nouvelles routes dans votre cerveau et vous l'habituez à voir la beauté, la joie et à s'en rappeler. C'est de la neuroscience...


Ce petit carnet va aussi vous servir à répondre à la question posée précédemment, car à la relecture de tous ces petits bonheurs, vous verrez se démarquer vos besoins fondamentaux, ce qui vous anime dans cette vie. 



Et c'est armés de cette liste que vous pourrez vous engager dans le chemin de la transition, un chemin qui sera vraiment le vôtre...


Lucie 

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