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En route vers la transition, le Blog

22 Nov 2022
Tableau de classement des aliments les plus nutritifs selon Passerelle Eco
Tableau de classement des aliments les plus nutritifs selon Passerelle Eco
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10 Nov 2022

L'assainissement autonome

Illustration de principe du « Laundry to Landscape  System » (source : San Francisco Water  Power Sewer)
Illustration de principe du « Laundry to Landscape System » (source : San Francisco Water Power Sewer)

Parmi les alternatives au tout à l'égout ou à la fosse septique, voici quelques pistes :


Tout d'abord, pour grandement simplifier le poste épuration, il est préférable de n'avoir à traiter que les eaux grises (eaux ménagères de la cuisine, salle de bain, machine à laver, douche) et pas du tout d'eaux vannes/noires (eau des toilettes) en utilisant soit des toilettes sèches (https://www.apte-asso.org/a-voir-ou-telecharger/l-eau/toilettes-seches ou https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/makesense.rocks/uploads/sites/13/20190116111110/Differents_types_toilettes_seches.pdf) soit en investissant dans ce genre de toilettes à méthanisation (achat ici https://www.biogazmaison.com/boutique-systemes-homebiogas/ ou ici avec des toilettes fournies https://www.homebiogas.com/product/bio-toilet-kit/).

Il est possible de les fabriquer soi-même : 

https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Biodigesteur_domestique

ou

https://wiki.lowtechlab.org/wiki/La_m%C3%A9thanisation_en_auto-construction

Pour aller plus loin, se former, trouver des plans open source :

http://www.picojoule.org/


Ceci fait, les eaux grises qui restent sont assez simples à gérer, soit par phyto-épuration (https://www.terrevivante.org/contenu/phytoepuration-epuration-plantes/), soit encore plus économique en temps, énergie et matériaux : la pédo-épuration ou épuration par le sol https://www.terreau.org/-Pedo-epuration-.html (fiche pdf ici : https://reseau-assainissement-ecologique.org/wp-content/uploads/2020/11/petit_manuel_pedo-epuration_terr_eau_2019_web-reduit.pdf)


Réglementation :


À ma connaissance à ce jour, pas d'article clair sur le sujet de la pedo-épuration, la réglementation s'applique "en creux" :


Article L-2224-8 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044192365/ :

"Les installations d'assainissement non collectif recevant des eaux usées domestiques ou assimilées au sens de l'article L. 214-2 du code de l'environnement et n'entrant pas dans la catégorie des installations avec traitement par le sol font l'objet d'un agrément délivré par un ou plusieurs organismes, notifiés par l'Etat à la Commission européenne au titre du règlement (UE) n° 305/2011 du Parlement européen" 👉 la pédo-épuration étant un traitement par le sol, elle n'a pas besoin d'agrément.


https://www.senat.fr/questions/base/2015/qSEQ151219325.html

"Le traitement séparé des eaux ménagères est cependant autorisé dans deux cas de figure : dans le cas des réhabilitations d'installations existantes conçues avec un traitement séparé des eaux vannes et des eaux ménagères pour éviter des travaux disproportionnés et dans le cas de l'utilisation de toilettes sèches où il n'y a pas de production d'eaux vannes. La réglementation française donne une place importante au sol et aux végétaux dans l'épuration des eaux usées. En effet, lorsqu'elles sont traitées séparément, les eaux ménagères doivent être traitées par les mêmes dispositifs de traitement que ceux recevant toutes les eaux usées mais avec un dimensionnement adapté au flux de pollution reçu. Parmi les dispositifs de traitement autorisés, on trouve ceux utilisant le sol en place (tranchées et lit d'épandage à faible profondeur) et les filtres plantés de roseaux agréés. L'agrément mis en place pour les dispositifs de traitement en assainissement non collectif laisse la possibilité aux fabricants d'innover et de proposer tout type de dispositif, notamment ceux utilisant la pédo-épuration ou la phytoépuration. Par ailleurs, l'évacuation des eaux usées traitées doit ensuite se faire en priorité par infiltration dans le sol en place ou par irrigation superficielle des végétaux. Cette mesure permet de limiter tout contact avec les eaux usées traitées mais aussi de préserver la ressource en eau"


Pour aller plus loin, cette vidéo de la chaîne L'Archi Pelle : https://youtu.be/awJnvP1ctOM

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20 Mar 2022

Trouver une région où s'installer 

Comment et où choisir de s'installer en autonomie ? 


Lorsqu'on commence à chercher un lieu où s'installer pour s'y créer une autonomie alimentaire et énergétique, on peut se retrouver très rapidement perdu dans les critères à rechercher. 

Je vous partage donc mon cheminement, qui m'est personnel, donc les rageux-pas-contents, apprenez qu'une opinion n'est pas une attaque personnelle. 😝 


À l'époque où j'ai lancé un appel pour trouver des associés afin d'acheter un terrain à plusieurs, j'habitais en Lozère, en yourte, sur un magnifique terrain de 34ha mis à disposition par une super association et sur lequel j'avais la possibilité de m'installer. Malheureusement, situé à 1000m d'altitude, la beauté du lieu ne compensait pas le fait qu'il pouvait y tomber 50cm de neige un 15 mai et que les premières gelées pouvaient survenir fin septembre... Un peu tendu de s'autonomiser sur l'année avec une fenêtre de cultures de 4 mois 😅 J'ai donc pris la décision de quitter ce bel endroit et ces belles personnes pour trouver un lieu plus adapté à l'autonomie. 

Voici le cheminement qui m'a conduit là où nous sommes installés actuellement :


J'ai commencé par définir nos priorités et ensuite croiser des dizaines puis des centaines de cartes (je vous en partage "quelques unes" ci dessous 😅) 


Ces priorités étaient, dans l'ordre d'importance :

* un bien dans nos moyens (à 6 nous avions 2500€/personne, soit 15000€. 

* de l'EAU. C'est primordial, vital, et de préférence issue de plusieurs sources (puit, source, rivière, etc..). Nous avons eu la chance d'avoir une source et un ruisseau, les deux exempts de pollution et de très bonne qualité. 

* constructible, ou à minima un bâtiment, une ruine cadastrée, ou une constructible agricole (pour ce dernier point, il faut développer une activité agricole rentable durant plusieurs années et arguer de la nécessité d'être présent sur l'exploitation, par exemple pour les mises bas ; sinon on peut construire tout ce qui est en lien avec l'activité agricole développée sur le terrain, tels des hangars agricoles, serres, séchoirs, étables, salle de repos, sanitaires, accueil du public, etc...) Nous avons fait le choix de prendre une coloc à proximité du terrain le temps de développer nos activités. 

* boisé sur tout ou partie et de préférence avec des châtaigniers : arbres comestibles, matériaux de construction, bois de chauffe, pépinière naturelle, possibilité de faire des trognes, abri contre la chaleur et le soleil grâce à l'ombre et l'évapotranspiration, lissage des températures, etc... Sur nos 11ha, nous en avons 7 en zone naturelle, composés de châtaigniers, chênes, merisiers, néfliers, noisetiers, etc... 


Ces priorités posées, j'ai plongé dans les cartes : ensoleillement, zones climatiques, zones de rusticité, démographie, type d'agriculture, éloignement des centrales nuke, des mines et des enfouissement de déchets, zones à radon, prix des terres et des habitats, taux de chômage, taux de pauvreté, montant des taxes foncières et leur évolution, dynamisme local, réseaux perma/autonomie, etc... 

Puis j'ai repris les coins les plus intéressants sur une carte de France et j'ai utilisé entre autre l'indice CRATer pour la résilience alimentaire (vous entrez votre région, département, commune dans le moteur de recherche et connaissez votre niveau de résilience ; par exemple pour l'Aveyron : https://crater.resiliencealimentaire.org/diagnostic.html?idTerritoire=D-12 et notre commune est encore mieux notée 😉😊) 


Voici mes conclusions, toutes personnelles, je tiens à le préciser :


Selon moi, tout le sud-est est condamné à plus ou moins longue échéance. J'ai habité en Ardèche et j'ai apprécié l'expérience mais la vallée du Rhône a un air très pollué et cela profondément dans les terres.

Sinon il y a le mistral qui souffle la pollution mais gèle ou assèche les plantes, et énerve au bout d'un moment. J'aime beaucoup la Drôme aussi, où j'ai des amis et où il existe un très beau et dense réseau alternatif mais malheureusement l'eau y est un problème crucial qui va aller en s'aggravant. Que dire du chapelet de centrales nucléaires à la merci d'une inondation, d'une sécheresse ou d'un accident au barrage de Vouglans ? Et les épisodes Cévennols qui vont augmenter en fréquence et intensité du fait du réchauffement constant de la méditerranée ? Et nos magnifiques Cévennes de plus en plus sujettes aux feux de forêts ? Quant aux dernier rapport du Giec, il montre clairement qu'une fois les glaciers fondus la sécheresse touchera gravement la vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen... Et je n'aborde même pas le sujet des prix 😱

Bref, région magnifique mais à fuir absolument. 


Je ne me prononcerai pas sur le nord-est du pays car je l'ai très peu étudié du fait que je n'y ai pas d'attaches, et que sur les cartes, il est souvent mal noté sur les critères qui m'intéressent (espérance de vie, ensoleillement, froid,...) 


Dans le nord-ouest, la Bretagne présente un réseau alternatif intéressant mais est malheureusement polluée et la cible privilégiée de l'exode urbain Parisien ce qui augmente les prix...


Me restaient donc quelques secteurs intéressants dans le sud-ouest : la Dordogne malheureusement trop chère pour nous, un bout de l'Ariège, de l'Aude et du Tarn et le secteur nord-ouest de l'Aveyron. 

C'est là que nous avons trouvé notre petit coin de paradis, dans la magnifique vallée du Lot ou se trouvait d'ailleurs déjà un bon réseau de personnes éclairées et déjà en transition vers l'autonomie.


Nous y sommes installés depuis plus de 2 ans maintenant et sommes même encore plus ravis de notre choix maintenant que nous y vivons : le climat océanique dégradé apporte de l'eau, la nature est plus préservée du fait d'une agriculture majoritairement orientée vers l'élevage extensif (=moins de biocides), l'ensoleillement, les châtaigneraies, l'éloignement des centrales et des pollutions ainsi que le réseau qui existe ici et qui s'agrandit, l'accueil qui nous a été fait, les plats traditionnels, la beauté des paysages font de notre coin de vallée du Lot un petit paradis dont je ne veux plus partir. 

On s'est donné pour mission d'accueillir, d'informer, de former, d'intégrer les nouveaux arrivants par le biais de chantiers d'entraide et autres rencontres pour faciliter leur installation et augmenter notre résilience à tous par le nombre et les synergies qui en découlent.


Bref, on kiffe, viendez nous rejoindre 😉


Édit : on a un groupe où on partage les annonces intéressantes dans notre coin https://www.facebook.com/groups/2157512954471795/?ref=share


Ré-édit : merci à vous aussi pour tout... vos remerciements 😉

C'est juste normal en permaculture et autonomie de partager et de s'entraider : c'est ce qui fait notre résilience et ce qui fait notre humanité aussi. (Contrairement au système actuel, auquel pour s'adapter il faut développer des comportements sociopathes).

Donc en partageant mes connaissances et mon expérience, j'augmente non seulement votre capacité d'Adaptation mais aussi la mienne 😉


Re-re-édit 😅 :

Thomas To a partagé avec nous 2 outils intéressants : https://aqicn.org/map/france/fr/ pour la qualité de l air

et https://qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/app/tabs/viz-map ou https://www.lesagencesdeleau.fr/2021/03/29/la-qualite-des-rivieres-egalement-sur-ordinateur/ pour la qualité de l'eau. Plus précis que des cartes générales ;)


Re-re-re-re... 😅

Ce site est intéressant :

http://map.datafrance.info/logement?d.d1.id=taxe-fonciere-bati&d.d1.gr=commune&d.d1.y=2013&d.d1.gp=taux-de-la-taxe-fonciere-bati&d.d1.on=1&d.d1.slug=d1&utm_medium=datagouv&utm_source=datagouv&utm_campaign=reuse_transition_energetique&coords.lat=45.89335357756639&coords.lng=6.105995178222656&zoom=12


Un lien de Sandrine Dromoise Aveyronnaise 😁 

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/montee-des-eaux/infographies-monteedeseaux-decouvrez-si-votre-ville-ou-votre-plage-est-grignotee-par-l-erosion-du-littoral_4187797.html

Carte interactive de montée des eaux (jusqu'à 60m si les pôles fondent) :

http://flood.firetree.net/embed.php?w=1200&h=700&ll=46.227638%2C2.213749000000007&zoom=5&m=13


Je rajouterai des liens au fur et à mesure ici 👇


https://secheresses.fr/index.html


https://www.sidam-massifcentral.fr/cartes-climatiques-et-agro-climatiques/


De Cécile Duclem :

https://vivrovert.fr


Carte de l'utilisation des pesticides en France :

https://solagro.org/nos-domaines-d-intervention/agroecologie/carte-pesticides-adonis


De Guilhem Fau :

Carte des risques :

https://www.georisques.gouv.fr/


https://remonterletemps.ign.fr/


Qualité de l'eau :

https://www.quechoisir.org/carte-interactive-qualite-eau-n21241/?fbclid=IwAR1MqgESI26Ja8NHcIBtn8_c80fISwBwrI4m57Annkq4FoF8qERxf6lrp1M

https://www.data.gouv.fr/fr/reuses/application-lyzo-qualite-de-leau/


https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eauxp/eau


Carte interactive de répartition des types d'élevage :

https://cdonline.articque.com/share/display/regions-elevages


Carte Pdf des utilisations du sol agricole en France :

https://www.sfer.asso.fr/source/jrss2013/jrss2013_e4_marie.pdf


Merci à Salva Alpes pour celle-ci :

On parle de plus en plus d’exploitation de mines de lithium pour nourrir nos futurs voiture électrique. Il faut donc maintenant aussi prendre en compte ce risque avant de choisir son terrain.

https://www.ouest-france.fr/economie/industries/carte-ou-se-trouvent-les-gisements-de-lithium-en-france-aaa73e92-53a9-11ed-b0ae-cbfffe64e014


Merci Johann Robichon pour celle-ci :

Carte interactive des anciens sites miniers d'uranium 

https://mimausabdd.irsn.fr/


Carte interactive des parcelles cultivées en bio :

https://www.agencebio.org/cartobio/


Carte recensant les plus gros pollueurs du monde :

https://climatetrace.org/map

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13 Jul 2021

Podcast

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13 Jul 2021

Vidéo interview L'Archi Pelle

Une petite vidéo d'une trentaine de minutes suite à notre rencontre avec Brian Ejarque de la chaîne Youtube l'Archi Pelle :

https://youtu.be/r-b99xb7EV8

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30 Jun 2021

Les baissières de A à Z partie 2/2

Voici un outil de calcul d'espacement des baissières : https://www.permaculturereflections.com/swale-calculator/

Pour remplir les cases demandées il vous faut connaître :

* Nombre de baissières souhaité "Desired number of swales" noté en chiffre et non pas en lettres.

* Distance du bas jusqu'en haut de la colline "Distance from bottom to top of hill (m)"

* Pluviométrie max "Volume of rainfall in a large event (mm)"
(je regarde sur annuaire-mairie généralement)

* Longueur de la baissière "Length of swale (m)"

* Pente au dessus de la baissière estimée en degrés "Estimated slope above swale in degrees" :
Je divise le dénivelé par la distance parcourue (soit sur le Géoportail qui donne le dénivelé + échelle pour calculer les distances, soit en utilisant cet outil en ligne qui me donne les dénivelés et les courbes de niveau (https://contourmapcreator.urgr8.ch/). Cela me donne un % pourcentage de pente.
Un petit rappel pour comprendre la différence entre le % pourcentage et le ° degré d'une pente car il ne faut pas faire de baissières sur une pente à plus de 20° ≈ 40% (http://www.vulgarisation-scientifique.com/wiki/Pages/Que_signifie_une_pente_en_pourcents?reload)

* Le ruissellement estimé (il y a un tableau plus bas sur la page du calculateur) "Select estimated percent of runoff". L'herbe, par exemple à un taux de ruissellement estimé entre 10 et 25%.

Le résultat vous donnera une approximation des distances entres les baissières et il vous restera à en calculer la profondeur grâce à la section transversale "cross-sectional area" https://keisan.casio.com/exec/system/1223291032

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18 Feb 2021
Utilisation du A Égyptien
Utilisation du A Égyptien

Les baissières de A à Z
Partie 1 sur 2

Les baissières sont des ouvrages constitués d'un fossé à pente douce en amont d'une butte, creusés sur les courbes de niveau, permettant de stocker l'eau dans le sol, d'éviter/réduire l'arrosage des arbres plantés sur la butte et d'atténuer grandement l'érosion des sols. 

L'eau qui tombe au-dessus de la baissière se retrouve collectée dans le fossé au lieu de dévaler la pente en emportant les nutriments du sol, pour finir dans les ruisseau et in fine dans l'océan. De ce fossé, elle percole dans la butte et le sol en contrebas, petit à petit, sans faire de dégâts.

Cette technique devient nécessaire à mettre en place au vu des périodes de sécheresse de plus en plus longues dont nous sommes témoins chaque année. Elle permet de stocker l'eau sans investissement massif dans des conteneurs ayant une énergie grise très élevée, et à grande échelle, comme celle d'une vallée par exemple, les nappes phréatiques se reconstituent, les puits et sources asséchés recommencent à donner.


Cette vidéo de Geoff Lawton sur une baissière construite en 1937 dans le désert de Sonora en Arizona est très parlante : https://m.youtube.com/watch?v=1I-Et4FnEvA (plus précisément à partir de 4:10mn).

On y voit les travaux effectués à l'époque et le résultat de nos jours : une oasis en plein désert !


Ci-dessous, vous trouverez quelques images illustrant les baissières ou swales en anglais.

https://images.app.goo.gl/eqj7qHtEC8nemNSt9

(Source : https://www.permatheque.fr/2015/03/17/baissiere/)

https://www.permaculturedesign.fr/wp-content/uploads/2012/07/swale-cross-section-300x214.jpg

(Source : https://www.permaculturedesign.fr/terrassement-en-permaculture/)




Ma technique est la suivante :

1. Je choisi l'emplacement de chaque baissière. Pour ceci j'utilise les outils listés dans mon prochain article : "déterminer l'espacement entre les baissières"

2. Je commence à "piqueter", c'est-à-dire planter des piquets régulièrement sur les courbes de niveau que je détermine grâce au A Égyptien. C'est l'outil triangulaire que vous pouvez voir sur la photo illustrant cet article. On peut aussi utiliser la technique du tuyau avec l'eau ou un niveau laser, mais la simplicité et le côté low-tech me font préférer cette solution facile à mettre en oeuvre et adaptée à tous.

L'atelier Fertile propose des vidéos sur la construction (https://m.youtube.com/watch?v=7s1JuJwvIFE) et l'utilisation du A Égyptien (https://m.youtube.com/watch?v=wznigVQLul4)

3. Une fois les piquets plantés, je dispose du carton brun au sol (sans encres de couleur, sans aspect plastique, enlever le scotch s'il y en a), juste au dessus des piquets. Pourquoi donc ? Pour deux raisons principales : cela va attirer les vers de terre qui vont se régaler du "Bed & Breakfast" ainsi proposé avec l'herbe privée de soleil qui va se décomposer et l'ombre et la protection bienvenues du carton. Je me débarrasse donc du feutrage d'herbe qui est difficile à traverser pour creuser la baissière, tout en permettant aux vers de terre d'avoir le biotope parfait pour enrichir mon sol 😉

Et tant que l'herbe n'a pas disparu, je continue à piqueter le futur emplacement de mes baissières le long des courbes de niveau.

4. Lorsque l'herbe disparaît sous les cartons, je peux commencer à creuser mon fossé, non pas en forme de U aux flancs abrupts, mais plutôt avec une pente douce en amont qui se termine par une butte constituée de la terre excavée. Le fossé est creusé en amont des piquets, la butte, elle, est placée en dessous de la ligne des piquets.

5. Cette butte doit être semée, plantée d'arbres, de vivaces et mulchée ensuite très rapidement pour éviter l'érosion. Je réutilise les piquets pour marquer l'emplacement des plantations et le carton au pied des arbres (un prochain article sur mon protocole de plantations est à venir). Si je ne peux planter ou semer immédiatement, je recouvre la butte avec le carton en attendant la fin de l'automne et le moment des plantations.


Nous avons 5ha (50000m²) à replanter ainsi, cette technique nous permet d'avancer petit à petit mais aussi de pouvoir proposer des ateliers pédagogiques où nos adhérents peuvent voir et pratiquer toutes les étapes après une petite balade "plantes sauvages comestibles" lors des permanences de l'association SALTA12. (Gratuit pour les adhérents, sur réservation au 06.62.32.89.69)







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19 Apr 2019

En route vers la transition, par quoi commencer ? 

Au vu de l'effondrement inexorable de notre civilisation, certains préparent leur résilience ; mais par quoi commencer tant la tâche est immense ?


Le chemin peut paraître ardu, sombre et anxiogène, surtout lorsqu'on découvre l'étendue du désastre à venir. On se retrouve devant une montagne de connaissances et compétences à acquérir qui nous dépasse et décourage souvent. 


Cependant on découvre peu à peu que chaque petit pas nous rend plus autonome, chaque victoire sur notre autonomie nous fait faire des économies, chaque économie nous permet d'investir dans plus d'autonomie... C'est donc un cercle vertueux qui se crée, où à chaque pas nous reprenons confiance en l'avenir et nos capacités de résilience et d'adaptation.


Mon premier conseil est simple et vous semblera peut-être anecdotique mais il est cependant à la racine d'une transition réussie, posez vous cette question :


Que ferais je de ma vie, de mes journées, si j'avais le choix ? Qu'est ce qui me meut ? Qui m'émeut ? Qui me fait me lever le matin avec le sourire et me donne l'impression que je suis à ma place, épanoui ?


Je ne parle pas de travail, d'activité pouvant être rémunératrice, non, je parle de ce que vous considérez comme un de ces petits ou grands bonheurs de votre quotidien, de ces moments où vous vous sentez vivants... 



Pour vous aider, voici un outil pour aborder la première étape d'une transition réussie :


Prenez un carnet, choisissez le bien car il vous accompagnera au quotidien, donc qu'il soit beau à vos yeux et facile à garder sur vous. Pour les geeks ultimes, utilisez la fonction bloc-notes de votre smartphone, en prenant soin de sauvegarder régulièrement et pourquoi pas vous mettre une alarme quotidienne car vous allez tous les soirs - et ce pendant 21 jours afin d'en installer l'habitude - faire la chose suivante :


Notez tous vos petits et grands bonheurs de la journée, au moins trois chaque soir. 


Ce faisant, vous allez vous "muscler le bonheur". En effet, en tant qu'homo-sapiens nous sommes conditionnés à ne nous rappeler que du danger, du négatif, et ce pour une question de survie ; cette habitude est ancrée fermement dans nos synapses, comme une autoroute qui nous mène toujours au même endroit. En activant chaque soir l'habitude de vous remémorer les belles choses que vous avez vécues dans la journée, vous créez de nouvelles routes dans votre cerveau et vous l'habituez à voir la beauté, la joie et à s'en rappeler. C'est de la neuroscience...


Ce petit carnet va aussi vous servir à répondre à la question posée précédemment, car à la relecture de tous ces petits bonheurs, vous verrez se démarquer vos besoins fondamentaux, ce qui vous anime dans cette vie. 



Et c'est armés de cette liste que vous pourrez vous engager dans le chemin de la transition, un chemin qui sera vraiment le vôtre...


Lucie 

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